Festival Ravel/Orchestre de Chambre Nouvelle Aquitaine

Orchestre de Chambre Nouvelle Aquitaine

Details

Date : 01 septembre 2017, 20:30
Lieu : Eglise de Saint-Jean-de-Luz
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À propos de l'événement

Direction : Jean-François HEISSER
Bertrand CHAMAYOU, piano
Augustin DUMAY, violon

 

ALBERT ROUSSEL (1869-1937)

“Le festin de l’araignée” opus 17

Cette œuvre écrite par Roussel en 1912, est en réalité un ballet mimé qui met en scène une succession d’insectes qui vont se faire prendre tour à tour dans la toile d’une araignée.

Le prélude plante le décor d’un jardin qui s’éveille et où tout respire encore le bonheur et la tranquillité. L’entrée des fourmis se fait d’un pas énergique, puis un papillon insouciant, danse en virevoltant avant de se faire prendre, lui aussi,  dans les mailles de la toile. On assiste ensuite à la naissance d’un éphémère dont la vie ira,  crescendo et inexorablement, vers ses funérailles.

La nuit tombe enfin et le jardin se rendort.

C’est une œuvre romantique pleine de légèreté et de poésie, dont la modernité est dans la mouvance d’un Debussy.

MAURICE RAVEL (1875-1937)

Concerto pour piano et orchestre en sol majeur

Allegramente – Adagio assai – Presto

Cette œuvre, écrite en 1931, est extrêmement intéressante à plus d’un titre.

Le 1er mouvement allegramente est un chant allègre aux accents basques où les notes des cuivres et des bois claquent clairement au-dessus d’une magnifique exhibition de la main gauche au piano. La fluidité et la douceur de la harpe, rivalisent  avec le martèlement et les trilles du piano. Le final en crescendo intense est une envolée joyeuse de tous les instruments.

Le 2ème mouvement  adagio assai est un sublime moment de poésie, à la fois tendre et intime. C’est un doux chant que l’on peut écouter les yeux fermés.

Le 3ème mouvement presto est comme une brève cavalcade rythmée par le piano dans un jeu de mains éblouissant. Il se termine en apothéose.

 

MAURICE RAVEL (1875-1937)

Ma mère l’Oye – Suite pour orchestre

Pavane de la Belle au bois dormant – Petit poucet – Laideronnette, impératrice des pagodes – Les entretiens de la Belle et de la Bête – Le jardin féerique

C’est en 1911 que Ravel transposa pour orchestre cette suite de cinq tableaux inspirés de divers contes pour enfants (de Charles Perrault notamment). Ces cinq petites pièces ont en commun une grande douceur développée par les flûtes, les hautbois et clarinettes. La première pièce intitulée « La pavane de la belle au bois dormant » donne le ton à  l’ensemble de l’oeuvre par son atmosphère envoûtante et subtile. La dernière pièce « Le jardin féérique » est un long chant des violons qui se termine de façon percutante et théâtrale comme pour marquer la fin d’un rêve.

Tzigane – Rhapsodie pour violon et orchestre

Redouté des solistes, “Tzigane” fut créé en avril 1924 d’abord pour violon et piano, avant une première audition avec orchestre en novembre de la même année. Cette longue improvisation, juxtaposant les variations, fait valoir les possibilités instrumentales du violon à qui aucun piège, aucunes difficultés ne sont épargnés. Avec une introduction soliste, lento, le mouvement s’anime sur un thème dansant, puis le rythme s’emballe peu à peu jusqu’à un final de pleine « furia tzigane »

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