Festival Ravel/« RAVEL EN FÊTE »

« RAVEL EN FÊTE »

Details

Date : 09 septembre 2017, 14:30 - 15:30 - 16:30 - 18:00 - 20:00
Lieu : Théâtre Quintaou à Anglet
Acheter vos places

À propos de l'événement

14h30, 15h30 & 16h30 : Concert en trois parties
Bertrand CHAMAYOU

 

MAURICE RAVEL (1875-1937)

Intégrale de l’œuvre pour piano seul

Première partie :

  • Jeux d’eau
  • Pavane pour une infante défunte
  • À la manière de Chabrier
  • Sérénade grotesque
  • Miroirs

Seconde partie :

  • Menuet antique
  • À la manière de Borodine
  • Menuet en ut dièse mineur
  • Sonatine
  • Gaspard de la nuit

Troisième partie :

  • Valses nobles et sentimentales
  • Menuet sur le nom de Haydn
  • Prélude
  • Le Tombeau de Couperin

Ravel est le compositeur qui a sans doute le plus marqué Bertrand Chamayou, lequel, dès son jeune âge, avait été fasciné par la « pluie musicale » de ses « Jeux d’eau ».

Depuis, Bertrand Chamayou a peaufiné son doigté et fait preuve dans cette intégrale d’une extrême précision et d’une parfaite maîtrise technique. Son jeu est sobre et subtil, son toucher délicat et raffiné.

Dans cette intégrale qui commence, bien évidemment, par « Jeux d’eau », nous trouverons successivement près d’une trentaine d’œuvres pour piano seul dont la « Pavane pour une infante défunte », « Gaspard de la nuit », le « Tombeau de Couperin » et « les Valses nobles et sentimentales » entre autres merveilles, avec deux petits clins d’œil « à la manière de… » en rapport avec Borodine et Chabrier.

18h : MUSIQUE DE CHAMBRE
Marie-Josèphe JUDE, piano / Stéphanie-Marie DEGAND, violon
Quatuor ADORNO

CLAUDE DEBUSSY (1862-1918)

Sonate pour piano et violon

Allegro vivo – Intermède – Finale

Il y a tout juste un siècle , en septembre 1917, Claude Debussy séjourna à St Jean De Luz, au chalet Habas, propriété d’un colonel anglais de l’armée des Indes qu’il recommandera par la suite à la Princesse Polignac. Il a composé quelques mois auparavant sa sonate piano- violon , et c’est à St-Jean-de-Luz qu’on le verra pour sa dernière apparition publique avec cette œuvre ultime. Il nous a paru important de souligner cet événement, en avant -première d’une année 1918 marquée par le centenaire de la mort du grand compositeur français.

MAURICE RAVEL (1875-1937)

Pièce en forme de Habanera (version pour violon et piano)

 

RAMON LAZKANO (1968)

“Petrikhor” pour piano (création mondiale interprétée par un jeune talent de l’Académie)

 

CLAUDE DEBUSSY (1862-1918)

Quatuor à cordes en sol mineur

Animé et très décidé – Assez vif et bien rythmé – Andantino, doucement expressif – Très modéré

Beaucoup d’analogies entre les quatuors de Debussy et Ravel : référence à la forme classique en 4 mouvements, premières œuvres de maturité inaugurant pour chacun leur production de musique de chambre. Les deux ont été très souvent (trop souvent!) associés au travers d’une discographie pléthorique. Debussy, agé de trente ans, nous fait partager son goût pour les musiques orientales et russe dans l’«animé et très décidé» initial. Après le scherzo, « assez vif et bien rythmé », faisant la part belle au jeu pizzicato, les deux derniers mouvements, «andantino, doucement expressif», «très modéré», rendent hommage à César Franck par le climat harmonique et l’utilisation d’un thème cyclique.

20h : CONCERT À 4 PIANOS

Marie-Josèphe JUDE, Jean-Frédéric NEUBURGER, Bertrand CHAMAYOU, Jean-François HEISSER

MAURICE RAVEL (1875-1937)

La Valse (version pour piano seul)

Cette transcription pour piano seul, écrite en 1920, porte les stigmates de la seconde guerre mondiale. Le poème chorégraphique qui va donner naissance à cette valse débute par un bourdonnement sombre et inquiétant. Des élans nerveux et spasmodiques vont naître progressivement les notes et le tempo d’une valse « introvertie » et capricieuse. Une mélodie dansante se dégage peu à peu, rejointe assez rapidement par d’autres mesures tourbillonnantes. Les contrastes sont saisissants car des élans  nerveux côtoient des éclaircies plus sereines et dansantes. La complexité rythmique donne à cette œuvre une puissance et une dynamique exceptionnelles. La fin, ténébreuse et tourmentée, préfigure la ruine de la valse dans ce qu’elle avait de symbolique et traditionnel.

GEORGE GERSHWIN (1898-1937)

Rhapsody in blue (version pour 2 pianos)

En 1924, lorsqu’il compose cette oeuvre remarquable, Gershwin a 24 ans. Dans une ambiance de « belle époque », il réalise là, une prouesse en réunissant les principes de la musique classique romantique et les accents syncopés du jazz naissant. Sa version à deux pianos est exceptionnelle de pureté et de sensibilité.

Conçue comme un concerto, elle ne comporte qu’un seul mouvement prolongé.

La mélodie, désormais célèbre, est lancée par un seul piano, puis le refrain, omniprésent, va se transformer et se métamorphoser au fil du temps, à la fois dans la dynamique, le tempo et les accentuations. La fin est un moment de pure extase.

CAMILLE SAINT-SAËNS (1835-1921)

Symphonie n°3 en do mineur opus 78 (extrait)

Cette œuvre grandiose écrite en 1886 et dédiée à son ami Franz Liszt, est une pure merveille dans la version orchestrée avec orgue. Certains y ont vu une inspiration de la «Symphonie Fantastique» de Berlioz, d’autres du «Prélude et fugue» de Liszt lui-même, toujours est-il que cette œuvre est magistrale à la fois par sa vivacité, son romantisme et son allégresse. Dans sa version pour deux pianos à huit mains (ici jouée à quatre pianos), la dernière partie presto et finale, est remarquable de fluidité et de délicatesse et se termine, crescendo, de façon triomphale.

Danse macabre (version pour 4 pianos)

Saint Saëns écrivit cette pièce brillante et célèbre en s’inspirant d’un poème de Jean Lahor «  Zig et zig et zag, la Mort en cadence / Frappant une tombe avec son talon / La Mort à minuit joue un air de danse… »

La transcription pour quatre pianos fait ressortir les thèmes sarcastiques ou dansants, elle suggère les cliquetis des ossements, sur des thèmes qui s’inspirent librement du Dies Irae. Parodie éclatante, virtuose , cette danse macabre s’achève dans une étrange paix…éternelle ?

MAURICE RAVEL (1875-1937)

Bolero (version pour 4 pianos)

Dans cette version, la célèbre mélodie est ici presque destructurée et « auscultée » dans ses moindres détails. Le début est lent et doux,  puis la mélodie progresse lentement et délicatement. Le ton monte progressivement et le martèlement qui accompagne la mélodie devient plus pressant. Le chant se précise, enfle, et devient en même temps plus complexe. La supplication devient plus insistante, on devine alors une certaine souffrance. Le pas cadencé s’amplifie, devient plus prégnant et s’impose de façon autoritaire. La fin est rageuse, nerveuse, éclatante, presque brutale.

Ce concert a reçu l’aimable concours du CHÂTEAU HAUT SELVE, Grand vin de Graves

 

 

Concert enregistré par France Musique

Partager