Festival Ravel/QUATUOR ÉBÈNE

QUATUOR ÉBÈNE

Details

Date : 10 septembre 2017, 18:00
Lieu : Eglise d’Ascain
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À propos de l'événement

Pierre COLOMBET, premier violon
Gabriel Le MAGADURE, violon
Adrien BOISSEAU, alto
Raphaël MERLIN, violoncelle

JOSEPH HAYDN (1732-1809)

Quatuor à cordes en ré mineur opus 76 n°2 « Les Quintes »

Allegro – Andante o più tosto allegretto – Menuetto – Vivace assai

Cette pièce, écrite en 1797, est particulièrement vivante et lumineuse. Elle doit son surnom aux deux quintes descendantes qui introduisent le premier mouvement et qui donnent son style très particulier à l’ensemble du quatuor.

Le premier mouvement allegro est relativement rapide et austère, tandis que le second  andante  est un délicat poème chanté qui invite à la danse.

Le troisième mouvement appelé « menuet des sorcières » est par contre beaucoup plus enjoué, sautillant et tournoyant. Le refrain, joyeux et plein d’énergie, est volontairement moqueur, voire inquiétant par moments.

Le quatrième mouvement  vivace assai est plus sage et tout à fait dans le style classique hongrois.

GABRIEL FAURÉ (1845-1924)

Quatuor à cordes en mi mineur opus 121

Allegro moderato – Andante – Allegro

En 1924, Gabriel Fauré est malade, il est à la fin de sa vie lorsqu’il écrit ce quatuor. Sa tonalité en mi mineur confère d’ailleurs à l’ensemble de l’œuvre une sensation de mal-être fait de plaintes et de lamentations.

Le premier mouvement allegro moderato est sombre et tourmenté. Le dialogue entre le premier violon et le violoncelle est un véritable chant plaintif, beau musicalement mais  angoissant.

Le second mouvement andante se situe dans le même registre ou se manifeste, souffrance, supplications, hésitations, remords peut-être. Un peu de paix apparaît cependant à la fin.

Le final dit allegro est plus lyrique, mais conserve cette allure plaintive et lancinante chantée au violoncelle avec un accompagnement pizzicato. Un point final est enfin mis à cette angoisse de façon énergique.

 

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)

Quatuor à cordes n° 12 en mi bémol majeur opus 127

Maestoso / allegro – Adagio / andante con moto – Scherzando vivace – Finale : Allegro

Dans cette œuvre, écrite en 1824, Beethoven fait preuve d’une modernité musicale et d’une audace remarquables pour l’époque.

Le premier mouvement maestoso allegro débute de façon solennelle avec des  accords puissants. Les cordes, ensuite, sonnent claires et le chant est vif et rythmé. C’est un moment de sérénité parfaite.

Le second mouvement adagio dont le début est sombre et lent, est une très longue et douce plainte, intensément lyrique, égayée cependant en son centre par un  andante plus joyeux et dansant.

Le troisième mouvement est un scherzando, une sorte de badinage ludique à la fois sautillant et dansant qui comporte de nombreuses subtilités dans les contrastes et les enchaînements.

Dans le finale allegro, dont le pas est franc et décidé, les quatre instruments font preuve d’une parfaite symbiose dans une ambiance joyeuse et détendue

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