Festival Ravel/Orchestre d’Euskadi

Orchestre d’Euskadi

Details

Date : 08 septembre 2017, 20:30
Lieu : Eglise de Saint-Jean-de-Luz
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À propos de l'événement

Direction : Vladimir KULENOVIC

Jean-Frédéric NEUBURGER, piano

 

MAURICE RAVEL (1875-1937)

Concerto pour la main gauche

Lento – Andante – Allegro

Cette œuvre écrite en 1932 pour le pianiste autrichien Paul Wittgenstein, amputé d’un bras pendant la première guerre mondiale, est absolument remarquable par la richesse des timbres utilisés. Les trois mouvements s’enchaînent d’un seul tenant, sans interruption.

Le premier mouvement est d’abord sombre, rendu presque angoissant par les contrebasses et violoncelles. Le solo de contrebasson est froid et menaçant avant que le piano ne fasse une intervention fracassante, fortissimo dans les graves et crescendo vers les aigus, le tout repris fortissimo par l’orchestre.

Le second thème est mélodieux, presque féerique. La musique s’emballe peu à peu et crescendo avec de nombreuses incursions dans des rythmes « jazzy », voire extrême-orientaux.

Le troisième mouvement est grandiose lancé fortissimo par l’orchestre, puis intervient une longue séquence très expressive du piano, où la main gauche fait preuve d’une virtuosité absolue. Le final repris par l’orchestre est encore une fois crescendo avec une nouvelle accentuation « jazzy ».

 

NICOLAÏ RIMSKY KORSAKOV (1844-1908)

Capriccio espagnol en la majeur opus 34

Alborada – Variazioni – Alborada – Scena e canto gitano – Fandango asturiano

Après une courte, vive et brillante introduction en forme d’aubade, une très belle et douce mélodie est annoncée par les cors, reprise par les violoncelles et enfin par l’ensemble de l’orchestre. C’est une longue phase calme, majestueuse et  chargée d’émotions qui précède, dans une parfaite continuité, la danse gitane aux accents âpres des violons. Cette invitation à la danse se prolonge par un feu d’artifice haut en  couleurs aux accents des Asturies.

Shéhérazade opus 35

La mer et le vaisseau de Simbad – Le récit du prince Kalender – Le jeune prince et la jeune princesse – Fête à Bagdad / La Mer / Le Vaisseau se brise sur un rocher surmonté d’un guerrier d’airain

Ce poème symphonique, composé en 1888, a les couleurs orientales d’un conte des «  Mille et une nuits ». L’orchestration est très complexe et parfaitement structurée, où chaque instrument affirme sa spécificité et sa richesse mélodique, soit en solo, soit en collectif. La voix de Shéhérazade est  douce et mélodieuse, incarnée dans un registre aigu par les violons et la harpe, tandis que celle du sultan est grave, autoritaire, traduite par les cuivres et les bois. Après une courte introduction aux cuivres, les quatre contes se succèdent de façon alerte et rythmée où alternent de façon magistrale des solos remarquables de basson et hautbois comme dans le deuxième mouvement ou de premier violon comme dans le quatrième.

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