Festival Ravel/Dumay et ses amis

Dumay et ses amis

Details

Date : 31 août 2017, 20:30
Lieu : Eglise de Ciboure
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À propos de l'événement

Augustin DUMAY, violon
Svetlin ROUSSEV, violon
Miguel Da SILVA, alto
Marc COPPEY, violoncelle

FRANZ SCHUBERT (1797-1828)

Trio à cordes n° 1 en si bémol majeur D. 471

Schubert n’a pas pu terminer ce trio qui ne comporte finalement qu’un seul mouvement allegro.

La très jolie mélodie développée par le premier violon est joyeuse, enlevée et très harmonieuse. Les réponses faites par l’alto et le violoncelle sont à la fois claires, vives et déterminées, ce qui donne à cet allegro une légèreté remarquable.

MAURICE RAVEL  (1875-1937)

Sonate pour violon et violoncelle

Allegro – Très vif – Lent – Vif

Cette sonate, écrite entre 1920 et 1922 à la mémoire de Debussy, est un travail symphonique complexe, aux effets nouveaux, utilisant des sonorités étranges, parfois dérangeantes. L’esprit fertile et audacieux de Ravel aboutit à une musique destructurée, qui permet aux deux instruments de dialoguer sans aucune réserve, de façon fusionnelle.

Dans le premier mouvement  allegro, le thème principal est énoncé au violoncelle avec accompagnement du violon, puis les rôles sont inversés. L’allure est vive et les arabesques montantes et descendantes créent une animation très expressive.

Dans le second et court mouvement  scherzo, les instruments jouent dans un mode « guitare » et leurs pizzicati apportent un rythme très curieux.

Le troisième mouvement, largement développé par le violoncelle, est lent mais l’accalmie est trompeuse, car le  finale, vif comme un rondo, rappelle que l’heure est sombre et que l’inquiétude ambiante est lourde et omniprésente.

WOLFGANG AMADEUS MOZART ( 1756-1791)

Divertimento pour trio à cordes en mi bémol majeur K. 563

Allegro – Adagio – Menuetto – Andante – Menuetto

Dans cette œuvre écrite en 1788, particulièrement longue, Mozart réalise un coup de maître. L’écriture est particulièrement raffinée, la richesse harmonique exceptionnelle et les difficultés techniques nombreuses. Cette œuvre, sublime à bien des égards, comporte six mouvements, tous d’un intérêt exceptionnel : l’allegro initial,  très chantant est d’une grande beauté harmonique. L’adagio est lyrique, mélancolique et d’une grande pureté. Le premier menuetto est dansant et plein d’énergie, quant à l’andante qui suit, aux brillantes variations, c’est un véritable enchantement. Le second menuetto, a des rythmes de valse lente, et l’allegro final, très mélodique avec ses nombreuses modulations, est d’une noblesse infinie.

Une œuvre d’exception où les trois instruments rivalisent de virtuosité.

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